Blog

LA VOIE DU SON COMME ENCHANTEMENT DE LA VIE

Le Son fait partie du quotidien de chacun.

Inorganisé, il est bruit. Structuré il devient musique et chant.

La musique accompagne l’Etre humain depuis la nuit des temps.

Aujourd’hui des physiciens ont établi que chaque molécule du vivant possédait une signature mélodique. De façon plus ou moins consciente, chacun y est sensible. Irrité, apaisé, vivifié, transporté, l’homme vit des émotions et des sentiments grâce au pouvoir des Sons.

Le son offre à chacun un chemin afin d’incarner un nouvel ordre des choses…celui de l’harmonie, relié à l’éternel présent. Le travail de la voix élargit l’espace intérieur engendrant un espace de résonance, jusqu’à laisser passer le flux du vivant en ouvrant peu à peu les portes de la liberté. 

Le corps devient l’instrument du souffle, du son, de la voix, du chant. 

A l’expir, la densité s’installe dans le bassin avec une familiarisation de l’énergie de la Terre.

A l’inspir, le corps se laisse emplir du Souffle de Vie et s’initie à l’énergie du Ciel.

Le son, le chant révèle : accélérateur de conscience, il travaille au niveau des cellules, en traversant la matière, dissolvant les nœuds physiques et psychiques.

En chantant de tout son cœur, le corps répond au Son.

Plus la conscience se développe, plus chacun marche vers l’expression de qui il est, dans la recherche du son juste, celui qui lui correspond. Il serait vain de chercher le son juste par la volonté ou la force.

C’est au contraire en s’abandonnant à la musique que la justesse va se révéler. Les limites physiques, les émotions, les états, les pensées rencontrées ne sont que des informations sur la personnalité en chemin vers la conscience incarnée et vers l’enchantement.

En chemin bien sûr, chacun rencontre ses jugements personnels, son esprit critique, et ses peurs.  Peur de se montrer, du regard de l’autre. A contrario d’autres découvrent leur désir de se montrer, de se conformer, d’obtenir la reconnaissance ou l’admiration de l’autre, en faisant de beaux sons. Chacun croise ses préjugés propres, pensées, jugements, limites corporelles et émotions.  L’œuvre de la voix conduit chacun et ensemble à se donner, se par-donner.

Ainsi le Son, le chant, est lieu de retournement, celui d’une conscience d’être spontanée qui fait corps avec ce qui se produit, ce qui émerge, manifestation de ce qui est ressenti et accueil pour cette partie de soi refoulée qui se libère et se transforme en énergie lumineuse.

Chacun, entre ombres et lumière, apprend peu à peu à lâcher prise et se donner entièrement dans la ferveur du chant. Le corps devient alors expression de l’être : ça chante, jusqu’à l’enchantement. Le souffle de l’homme répond à la Source créatrice.

Le chant n’est plus qu’offrande s’accordant au silence.

Brigitte Cotineau

La voix énergie, Instrument de nos émotions: extrait du livre de Jacques Bonhomme

« Je m’appelle voix…

 A travers l’homme, je me forme, je nais, je grandis et m’épanouis. Je l’accompagne sur le chemin, selon son désir de grandir, de vivre et d’être au monde. Je m’épanouis selon sa maturité, je me charge de ses émotions, et parfois de ses pulsions, je porte ses mots, mais aussi ses maux, bref, je suis le reflet de l’humain qui cherche à être et à se dire…

Je me déploie particulièrement quand l’homme chante. Je lui donne de l’énergie et l’aide à se retrouver, à se recentrer, à exprimer l’indicible. Je me sers du corps de l’homme dans son ensemble, car je suis le reflet de son positionnement et de la façon dont il s’habite lui-même.

 J’aime particulièrement à m’épanouir à travers sa bouche. Quand le moule de sa bouche est bien formé, alors je deviens couleur, puissante énergie…

Quand je m’insinue dans son visage, dans sa face, je me fais direction, lumière, sourire. Lorsque j’envahis l’arrière de sa bouche, je me fais souplesse et résonnance.

 Un de mes lieux préférés est la cage thoracique. C’est de cette cage que je me transmue en émotions afin de les libérer. Si la peur ne m’empêche pas de prendre son essor, je transforme l’homme dans une alchimie subtile. Dans le thorax je me trans-forme en force pure et participe à l’affirmation de l’homme comme à sa capacité à séduire, et à aimer.

 Le lieu à partir duquel j’aime à me projeter et à me déployer, c’est le ventre, le centre du corps, le Hara. Lorsque celui en qui et avec je chemine me reconnaît, me cultive, et apprend à se servir de moi, je peux devenir mélodie pure de l’être ou de l’âme, participer à la grande alchimie de la vie humaine etau cheminement de l’homme vers son devenir. »

Jacques Bonhomme